2001 - réalisations 2

DEUXIEME PRIX NATIONAL EN ECONOMIE SOCIALE DE LA FONDATION CREDIT COOPERATIF REMIS À PARIS EN NOVEMBRE 2001

Une récompense nationale cette fois qui pour nous veut dire quelque chose.

Notre mission d'automne courte (un mois, deux personnes) vient de s'achever. Elle s'est déroulée dans ce climat de tempête mondiale dont nous étions informés chaque jour par Radio France International. Nous avons très souvent été déprimés à l'idée que le travail et l'énergie nécessaires pour la mise en place de nos structures, encore fragiles, n'allaient servir à rien. Bien que pleines d'espoir, elles auraient pu être balayées en deux secondes.
Mais la même force de vie, la même ardeur, ont été présentes sur nos projets.

Cependant une réflexion est évidente pour nous : Si cette violence a pu naître "la paille " réside à coup sûr dans les inégalités sociales, de plus en plus criantes dans le monde.
Que faire ? disent certains en baissant les bras. Rien si les réflexions et les solutions positives demeurent isolées et sans suite, si les médias continuent de diffuser du négatif et de la mort… TOUT si nous nous y mettons TOUS avec détermination, avec nos propres moyens.

Pour nous BSF la mondialisation ne peut être qu’équitable et se dérouler dans le respect de tous. Pour ce, elle doit prendre en compte cette masse énorme d’acteurs, exploités, affamés en leur mettant entre les mains structures, et outils que nous manions, nous, éduqués et instruits, avec autant de facilité. Elle doit travailler sur un revenu décent pour tous. Sur la dignité retrouvée grâce à l’acquisition de la citoyenneté. Pour cela, et surtout après les rencontres auxquelles nous avons participé à Paris lors de la remise de notre prix, nous sommes de plus en plus convaincus que NOS micro-projets, assortis pour les plus pauvres de micro-crédits organisés par des banques responsables et efficaces, nos missions de terrain, de proximité et de vie avec les partenaires sont les meilleurs outils de ce travail de fourmis qui n'a rien de triste, rien de périlleux.

Sinon, nous continuerons à bâtir sur du sable, ce qui génèrera des guerres, des sectes, des morts, des affamés. Notre action malgache depuis le début il y a douze ans, est construite sur des bases pragmatiques. Nous en sommes fiers. C'est un mot que nous aimons tant ! PRAGMATISME pour ceux qui, comme nous, n'apprennent pas le dictionnaire par cœur ….doctrine qui prend pour critère de vérité, la valeur pratique. Attitude qui s'adapte à toutes les situations pour qui est vrai ce qui réussit (Petit Larousse ). Ce rapport 2001, vous racontera une évolution positive de ceux que nous aidons. Vous retrouverez sur nos lieux d'impact, qui deviennent exemplaires, nos amis malgaches qui participent maintenant, avec nous, au développement de leurs voisins.

Nous avons rencontré cette année des partenaires nouveaux et solides. Des gens intéressés par ce que nous avons fait, et qui nous ont proposé leur participation.

EN ZONE RURALE

GRENIER A RIZ : LE PLEIN ESSOR

Les membres du grenier à riz, pour la deuxième fois, viennent de vendre le riz qu'ils avaient stocké en février 2001, avec bénéfice.
En octobre donc, 100% de gain sur les 15 tonnes stockées : 15 millions de fmg sont à répartir entre les membres. Un pourcentage ira sur des projets sociaux

LES JARDINS COMMUNAUTAIRES :

L’association des femmes est un peu découragées car l’argent qu’elles ont gagné n’est pas suffisant. Mais après une réunion discussion rien qu’avec elles. BSF a voté un budget pour enrichir encore le terrain de leurs jardins et continuer l’expérience. Cette année ces jardins ont cependant nourri les 260 gamins du centre de plein air.

EN PROJET POUR 2001 2002 :

EN ANNEXE DU GRENIER A RIZ : La création d’un magasin de prêt d’outillage et de matériel agricole pour aider les agriculteurs les plus démunis. Le Fond Canadien de Développement va se joindre certainement à nous sur ce projet de développement rural. Charrettes, charrues, sarcleuses, pelles… tout ce matériel sera confectionné sur place ce qui donnera du travail aux artisans locaux forts habiles d’ailleurs.<

LE CENTRE PLEIN AIR CDA AMPOTAKA :

Il a fait son plein d'enfants cet été et les deux monitrices françaises sont bien venues pour apporter des connaissances supplémentaires aux moniteurs malgaches. Tout s'est bien déroulé, et les gosses ont eu beaucoup de plaisir. Hors vacances, ce centre a continué à fonctionner en accueil de groupes payants, et grâce à cela s'autogére. Les Réunionnais habitués, sont satisfaits, et les échanges de groupes de jeunes en formation, continueront en 2002 avec le CFA de Saint- Joseph de la Réunion. Zone de Texte: Il a fait son plein d’enfants cet été et les deux monitrices françaises sont bien venues pour apporter des connaissances supplémentaires aux moniteurs malgaches. Tout s’est bien déroulé, beaucoup de plaisir pour les gosses. Hors vacances ce centre a continué à fonctionner en accueil de groupes payants, et grâce à cela s’autogére. Les Réunionnais habitués, sont satisfaits et les échanges de groupes de jeunes en formation, continuent en 2002 avec le CFA de St Joseph de la Réunion.

EDUCATION :

Les collèges et lycées locaux de Mangamila et Andjozorobé dotés à nouveau de matériel didactique ont vu le nombre d’enfants scolarisés augmenter à la rentrée. Une nouvelle expédition de matériel scolaire est en cours. Partie en octobre 2001 avec le Forum Franco Malgache et l’Ordre de Malte.

Donc à AMPOTAKA, MANGAMILA et ANDJOZOROBE le moral est bon et le climat paisible. Une seule grande tristesse, en octobre Rajoana notre superbe partenaire du début nous a quitté à l'age de 85 ans. C'était un homme exceptionnel. C'est grâce à lui que tout a commencé

EN MILIEU URBAIN : CDA ANDOHAPENAKA ET SON QUARTIER : CA BOUGE

NOTRE PROJET CREATION DE LA ZONE ARTISANALE

Notre séjour en automne à Tana nous a permis de rencontrer fréquemment ces nouveaux partenaires artisans. L'assemblée générale constituante a élu le bureau définitif de leur association, en notre présence. C'est une femme, Madame Obeline, qui est présidente. L'association se nomme maintenant, a la demande des membres, "ARTISANS SOLIDAIRES ANDOHATAPENAKA " , ASA, ce qui veut dire " travail " en malgache…. Il nous semble qu'ils ont déjà commencé à ressentir l'utilité et le réconfort d'un collectif.

Après avoir été dotés des 300FF de démarrage par BSF (Micro projets) 70% des artisans ont réussi à économiser sur leur compte bancaire OTIV comme il leur avait été suggéré par l’équipe « Aide aux Petits Métiers » du CDA.
Donc ils se voient proposer maintenant un prêt égal à la somme octroyée, à très faible taux d’intérêt par cette Mutuelle d’Epargne et de Credit. Merci à l’équipe « Aide aux petits métiers » du CDA de nous avoir fait comprendre l’importance de cette stratégie, qui indépendantise les artisans, les dégage de l’assistanat.

La future zone artisanale achetée est maintenant remblayée et les murs de soutènement sont commencés. Nous sommes en pourparlers avec le Fonds canadien de développement pour amplifier et améliorer ce projet. Si cet accord est accepté ce sera un grand beau projet Il faudra compter cinq mois environ avant l'inauguration.

LE PROJET INSERTION EDUCATION POUR LES ENFANTS DEFAVIORISES .

Né en octobre, il a pu commencer début novembre avec des financements BSF Dix enfants en profitent. Ce projet peut déboucher sur une mise en place bien plus importante mais cela dépendra des résultats obtenus cette année avec ce groupe expérimental

L’ATELIER DE BRODERIE CDA

Une seule grande tristesse, en octobre Rajoana notre superbe partenaire du début nous a quitté à 85 ans . C’était un homme exceptionnel. C’est grâce à lui que tout a commencé L'atelier est maintenant ouvert au quartier et soutraite avec lui, nos artisans extérieur ainsi y trouvent du travail. Les anciens partenaires aident les nouveaux. Louisette nous informe que les commandes affluent au CDA grâce à la meilleure qualité du travail fourni ( BSF finance la formation professionnelle). Il n'y a donc plus de période de chômage durant l'année, nous a-t-elle informé. Vingt cinq familles soit 125 personnes ne sont plus dans l'angoisse du lendemain.

NUTRITION

L’apport complémentaire régulier et contrôlé de luzerne lyophilisée dans l’alimentation des centres nutritionnels du CDA et de l’école primaire Andranomena choisis par l’IMRA a pu continuer. Car grâce à l’Association de Monsieur Jacques SUBTIL, une tonne de luzerne a pu entrer à Madagascar officiellement et y être utilisée.

Le CDA est choisi maintenant par l’IMRA comme lieu expérimental de ce projet à Tananarive. Les résultats son plus qu’encourageants, de meilleurs documents, plus techniques vont pouvoir être transmis, grâce à cette interaction, aux autorités de la Santé Publique et à l’Association de M. SUBTIL (APEF) en FRANCE

LE TOURISME EQUITABLE

La réflexion et l’élaboration du projet « maison d’accueil » pour le tourisme équitable par Brigitte et Jean Pierre VAGO et leur association Solidarité Architecte Développement ( SAD), est en cours. Ils sont partenaires BSF depuis cette année sur ce projet.

LA FRANCOPHONIE

Cette année, les femmes rurales, les jeunes élèves de l'école hôtelière du CDA et les artisans que nous aidons sont demandeurs de cours de français.
Martine VILAIN va séjourner en janvier 2002 à Tananarive pour les organiser, en collaboration avec les institutrices du quartier CDA, qui sont ravies de nous aider.

POUR CONCLURE

LE PARTENARIAT AVEC LES AUTRES ONG CONSOLIDE NOS MISES EN PLACE
L'OBJECTIF ETANT LA REUSSITE POUR TOUS
L'OUVERTURE, LA CONCERTATION, LE TRAVAIL EN COMMUN SONT GENERATEURS DE PROJETS DE PLUS EN PLUS SOLIDES ET ETOFFES.
L'APPROPRIATION DES REALISATIONS N'EST PLUS D'ACTUALITE DANS CE CONTEXTE.

ENFIN

Un grand merci à tous nos partenaires français

  • SCAC Marseille - Ets Applanat - Air France - Aviation Sans Frontières – MORY TEAM
  • Conseil Général 13 - Conseil Régional PACA - Fond Canadien de Développement
  • Les personnes des établissements scolaires qui correspondent et donnent des livres