2004 - réalisations 2

NOEL 2004 : Bonnes nouvelles au retour de madagascar.

Ce n'est pas si courant en ce moment ! Cela ne veut pas dire que tout est réglé loin de là mais……un mieux être concernant toutes les couches de la population s'installe.

Les priorités annoncées par Marc RAVELOMANANA : rénovation des infrastructures routières et lutte contre la pauvreté sont toujours à l'ordre du jour de ses actions. Les axes routiers, si importants pour les échanges inter régions, sont rénovés, les artères de la capitales sont refaites, élargies, et même dans les quartiers défavorisés la qualité de l'environnement est prise en compte: embellissements, propreté, et jardins bien entretenus se multiplient.

Seul handicap en ce moment qui pourrait compromettre les résultats en cours : l'augmentation du prix mondial du pétrole, car Madagascar n'a aucune indépendance énergétique, 80% des échanges commerciaux se font par routes. Or le litre d'essence est à un euro alors que le SMIG mensuel est à 25 euros, la moindre augmentation des transports fait monter le prix des denrées de base.

Et l'augmentation du prix du riz ? Les cyclones Gafilo et Elita en mars 2004 ont détruit la moitié des rizières ainsi que leurs voies d'accès.

Ce sont les conséquences de l'éternel problème de la vulnérabilité des pays en voie de développement, en périodes de crises, intérieures ou extérieures, ils se retrouvent sans réserves financières donc sans solutions malgré ces efforts et la volonté de leurs populations.

Pour nous cependant il est exclu de se lamenter. Nous avons pris, au fil des ans défauts et qualités des malgaches nos amis … et nous ne nous résignons pas.

La raison ? Peut-être la présence permanente de ces impalpables et puissantes énergies collectives générées par la solidarité qui nous incitent à penser que rien n'est jamais perdu que tout est encore possible. Rayons de soleil après les cyclones ou sourires encore mouillés de larmes, c'est toujours un redémarrage d'une vraie vie.

Autre bonne nouvelle, José RANAIVO directeur général du CDA, qui nous a pilotés depuis 15 ans et grâce auquel il nous a été possible de mener à bien tous nos projets de développement, a été recruté par le Président de la République. Sa mission sera très adaptée à ses capacités. Il s'occupera de la coordination des régions, et orientera leurs chefs vers des projets de développement viables, concrets et adaptés.

José, homme de terrain qui a porté a bout de bras avec succès et transparence pendant 20 ans le développement de l'énorme quartier qui l'a vu naître, avec son infinie disponibilité et sa tolérance, ne pourra être qu'un porte-parole actif des plus démunis Il assurera cependant pendant un an le passage de relais.

LE PARCOURS RAPIDE DE LA VIE DE NOS PROJETS

DE NOUVEAUX ARTISANS aidés sur les quartiers Ampefiloa, Andohatapenaka .

Une rencontre imprévue en mai 2004 avec les responsables de l'Association BOULE DE NEIGE du Vaucluse a permis de renouveler et même d'amplifier la mise en place comme en 2001 de micro crédits sur nos quartiers. 150 artisans grâce au financement de ”Boule de Neige” pourront démarrer leur activité dès janvier 2005 par le biais d'un mini prêt qui leur permettra de constituer leur stock. Le projet est déjà sur les rails. Sur place, Bazar sans frontières avec le bureau des petits métiers et les services sociaux du CDA assurera la mise en place et le suivi de ce projet sans aucun prélèvement financier. C'est inespéré pour tout le monde, surtout pour nos artisans qui en remboursant leur prêt permettront ainsi à d'autres d'en bénéficier. Un magnifique partenariat surprise !!!

L'AMBULANCE :

Elle est arrivée ! Repeinte et fonctionnelle, elle ravit le quartier. Le ministère de la santé propose une formation pour les ambulanciers CDA. Un projet qui a coûté cher à cause du transport: 3500 euros environ. La preuve faite qu'un don matériel peut entraîner une dépense parfois très importante.

LES LIEUX D'ACCUEIL DU TOURISME EQUITABLE : SURPRISE EN OCTOBRE.

Cet été, pendant notre absence, un nouveau et charmant petit appartement a été aménagé à l'initiative et avec le seul financement CDA. Pour nous c'est la preuve que nos idées ont été prises en compte et font leur chemin.

Il faut dire que les résultats financiers des lieux d'accueil construits par BSF et l'association SAD dépassent toutes les prévisions, comme l'a mis en évidence l'évaluation faite au printemps 2004. 50 millions Fmg sont en caisse et des emplois ont été créés.

LES ECOLES PRIMAIRES PUBLIQUES DU QUARTIER URBAIN

De nouveaux parrainages ont permis d'accueillir une petite dernière, l'école Ambohidroa, en octobre, dont la directrice au bord des larmes a été ravie de signer son engagement avec Michèle.

LA FORMATION AU CDA

  • Nous continuons à financer avec régularité, les cours de Français à l'Alliance Française pour des artisanes du CDA de condition modeste. Elles peuvent ainsi accueillir les clients étrangers, prendre les commandes, et vendre leur production sans intermédiaire. Gisèle l'une d'entre elles, sur notre photo, a obtenu un diplôme avec mention cette année. Notre récompense, 75 000 Fmg va servir à la scolarisation de sa grande fille en 2005!
  • L'école des gens de maison reprend en janvier sur les lieux d'accueil du tourisme équitable avec les jeunes filles du quartier.
  • Pour les métiers manuels : les divers noyaux d'apprentissage, mécanique, tôlerie, menuiserie, bâtiment, ont repris avec de nouveaux apprentis dès la rentrée scolaire.

EMOUVANTE INAUGURATION DU LIEU DE VIE A LA CAMPAGNE POUR LES GOSSES URBAINS LES PLUS DEFAVORISES.

L'achat du terrain et la construction de deux maisonnettes équipées : eau courante, électricité, potager, terrain de jeux ont été financés par BSF. 10 ados de 12 à 17 ans pleins de projets et de désirs de réussite n'en reviennent pas d'y être chez eux. Leurs courriers aux parrains français qui permettent le fonctionnement de ce lieu sont éloquents ! Le nom choisi pour cette structure, appelée à s'agrandir: ”la maison du bonheur”… Ne pas oublier que l'un de nos objectifs était la redécouverte de la campagne par les populations des bas quartiers de Tananarive d'origine souvent rurale ! C'est en bonne voie.

L'inauguration le 9 octobre, chaleureuse et paisible, a suscité une grande fête et de nombreux discours des responsables locaux. Michèle de BSF y était présente ainsi que Jeannine et Raymond deux des ”parrains ” de ces jeunes.

LES ACTIONS BSF EN EUROPE

Nous continuons notre sensibilisation sur nos lieux de vente, pour un développement humain et progressif, chez ceux qui nous le demandent : Ecoles primaires ou secondaires, entreprises, autres associations préoccupées avant tout par la réussite de leurs projets, représentants de banques ou de collectivités locales ou tout simplement particuliers ne sachant pas comment participer en suivant de près les résultats de leur implication.

Beaucoup d'idées concrètes sont énoncées par des personnes énergiques et actives, pour un développement sans assistanat comme nous le concevons, en scolarisation, formation professionnelle, santé ou économie. Nous avons l'impression d'une prise de conscience et d'une adhésion réfléchie à une solidarité modeste, concrète et efficace. Le spectaculaire de l'aide n'est plus à l'ordre du jour.

Nous sommes heureux pour une fois de citer dans le détail:

  • Les parrainages qui ont augmentés et permettent à 6 écoles primaires des bas quartiers et au lieu de vie rural, de concrétiser leur modeste rêve éducatif et d'améliorer la nourriture des enfants en y créant des cantines.
  • L'action imprévue discrète et originale de l'école maternelle de Marignane où Muriel, qui nous a aidé sur nos projets est institutrice : Les parents d'élèves sensibilisés ont proposé d'imprimer des tee-shirts et des casquettes, et de les vendre au profit des écoles malgaches : 1250 euros nous ont été ainsi attribués à nos projets scolaires.
  • Les étudiants du Lycée Pasteur d'Avignon qui ont vécu au CDA avec Bernard pendant leur mission humanitaire ont décidé d'octroyer à leur retour l'argent qui restait à BSF.

Nous citerons également :

  • Le Crédit Agricole dont le directeur a pris l'initiative de présenter pour nous une demande de financement de 3000 euros qui a été acceptée.
  • Le Conseil Général du Vaucluse qui a participé cette année à un projet de formation professionnelle.
  • Nous n'oublions pas l'association Accord de Cambo les Bains qui gère seule chaque année un marché de Noël pour nous, nos amis de Bourges Michel et Monique qui toute l'année vendent de l'artisanat dans diverses manifestations de leur région, Sophie de Marseille qui organise toute seule des brocante au profit de BSF, Lilou de St Quentin qui orne ses poteries de nos broderies malgaches et encore tous ceux qui fidèlement viennent nous acheter chaque année leur cadeau d'artisanat ou qui nous aident pendant les grandes manifestations de ventes.

Pourquoi détailler autant parce nous sommes heureux de vous faire cadeau de ce grand kaléidoscope de générosité, de couleurs et de joie, rayonnant de visages et de sourires complices..