2006 - réalisations

UNE MISSION LONGUE : JANVIER FEVRIER MARS

Pour parler de la pluie et du beau temps ce fut parfait pour une fois : Pas de cyclone, peu de pluie mais suffisamment, par suite donc, une bonne récolte de riz pour la plupart des producteurs.

Nos activités furent intenses et variées, et comme d'habitude... le meilleur et le pire. Pour résumer, ayant habité deux mois au cœur même du quartier urbain Andohatapenaka, nous avons opté pour une nouvelle forme d'action, grâce à notre proximité de vie quotidienne avec les populations de base, les plus informelles et souvent non prises en comptes pour raison de pauvreté extrême.

Nous connaissons tous le fameux proverbe chinois : " Donnez leur le fil de pêche au lieu de leur donner le poisson" Et bien cet hiver, nous avons constaté que si c'était vrai du temps immémorial de son auteur, vénérable chinois, tout a changé maintenant. Les rivières n'ont pas toutes des poissons, et surtout nombreux sont les pays où il n'y a plus de rivières donc pas de poissons possibles !!!! Ce sont des images bien sûr.

Ce début 2006 nous a donc permis de nous remettre en question à ce sujet et de repenser les buts et les stratégies pour lutter contre la pauvreté, afin de rajeunir compléter et actualiser un peu ce fameux proverbe qui soulage tout le monde chez nous depuis plusieurs années.

En fait pour les humanitaires dont nous faisons partie, il était pratique de penser que ce miraculeux fil de pêche allait suffire avec quelques conseils. Grâce à ce contrat peu onéreux passé avec les plus pauvres, nous restions observateurs trop distants des galères nées d'un fil de pêche qui s'embrouille toujours et qui souvent reste inopérant par la force des contextes économiques ou politiques mondiaux dont nous faisions abstraction...

C'est vrai que nous avons déjà utilisé dès 2001 l'un de ces fils de pêche " les microcrédits ", c'est vrai que c'est un système qui marche … mais seulement pour les individus déjà dégrossis de leur misère. Il ne faut pas prendre le train en marche, il y a aussi le démarrage.

Dans les cas les plus aigus de pauvreté, ceux que nous ne voudrions plus jamais voir, nous sommes formels cela ne suffit pas, et en ce moment partout dans le monde, la pauvreté gagne du terrain.

Comment faire alors pour utiliser efficacement toutes les idées et possibilités ?
BSF pour traduire concrètement en 2006 cette réflexion, choisit d'aider pour l'avenir, tout d'abord la frange de population très démunie et trop négligée.

Comment ? Une première idée : Par la construction palpable de micro plate formes d'activités, simples mais efficaces (locaux de travail, petites machines, lieux de stockages, structures sociales de base, formations selon les cas) au cœur des quartiers, proches des lieux de vie des petits artisans.
Structures données à des groupements, et gérées collectivement par leurs bénéficiaires.

Et ce n'est que par la suite que BSF pourra octroyer individuellement les micro-crédits aux occupants de ces lieux de travail pour qu'ils y développent leurs activités. Ces deux actions successives nous semblent complémentaires et incontournables.

Nos projets 2006 / 2007 sur le quartier Andohatapenaka en seront la concrétisation : Pour faciliter le travail des plus démunis, ils concernent déjà, depuis février mars, l'état de salubrité du quartier: fontaines, douches et sanitaires publics puis début 2007 ce sera la construction du local collectif de travail en collaboration avec les élus et les artisans du quartier.

LE PETIT TOUR DES PROJETS : ZONE RURALE

Jacquotte notre pensionnaire zébute est bien installée et choyée par les enfants de Tana scolarisés à la campagne.
Inauguration du bâtiment internat 160 m2 de surface construit en 4 mois, pour les enfants de la campagne trop éloignés du collège : une grande fête un grand plaisir

ZONE URBAINE

Quartier ANDOHATAPENAKA : A partir de 2006 BSF décide d'y agir directement sans l'aide du CDA le centre social. BSF y gagnera en efficacité pour aider les cas les plus graves de pauvreté, en visualisant précisément leurs besoins et en les écoutant. Contacts et réunions informelles, nous y ont fait rencontrer leurs élus actifs, volontaires et efficaces. C'est donc avec eux que nous allons travailler maintenant, pour éviter les pertes de temps et d'argent et rester dans l'efficacité et la proximité.

PROJETS REALISES DEBUT 2006

Rénovation des bornes fontaines pour faciliter l'accès à l'eau de la population et leur éviter des pertes de temps considérables au remplissage de leur seaux. Un gain de temps pour leur travail

Dynamisation des équipes sportives du quartier, seule animation peu coûteuse pour les 2 à 99 ans dans les quartiers populaires. Philippe Fouilloux membre actif de BSF depuis 2005 s'en occupe " passionnément ", BSF a déjà doté les clubs rugby et foot de trophées et de matériel didactique, un jumelage est déjà en cours avec l'équipe de rugby de Narbonne Méditerranée où du matériel est récupéré.

Dans le quartier d'Isotry pour le suivi des enfants de Tana qui ont obtenu leur brevet en 2005 en zone rurale : Une grande et sympathique maison a été louée, aménagée et meublée par BSF : tables, bancs, vaisselle, sanitaires, matériel didactique, bibliothèque et même ordinateur. Les adolescents, déjà aidés par BSF depuis la 6°, qui continuent leur scolarité au lycée y viennent 3 jours par semaine, sous le contrôle de Julie Institutrice malgache de leur quartier qui y réside maintenant. Ils y font leurs devoirs, consultent les livres, se reposent, se douchent et y mangent leurs repas en complément de leur nourriture familiale.

Ce projet qui démarre est financé par BSF et Philippe Fouilloux qui, présent à Tana, cet hiver, a collaboré physiquement et financièrement à la mise en place et en assure actuellement la gestion.

LES ECOLES PUBLIQUES ET LEURS PARRAINS

Aidées depuis plusieurs années sous la houlette de Christine DAVID elles continuent à évoluer positivement et de nouveaux parrainages seraient les bienvenus pour permettre aux enseignants toujours aussi dynamiques l'application de leurs idées nouvelles.

Exemple : Les ordinateurs BSF, trois mois après l'installation, éditent des fiches de travail pour les élèves.