2013 réalisations 2

MISSION OCTOBRE 2013 2013 réalisations 2 : illustration 1Notre mission courte et intense était indispensable, malgré la proximité des élections le 25 octobre, et 23 décembre, en pleine saison des pluies, élections financées par la communauté internationale avec 34 candidats à la présidence, un bulletin de vote liste unique, des candidats "tombés du ciel", issus de minis partis politiques fondés par la transition quelques mois avant pour en récupérer des voix. Elections soit disant démocratiques et transparentes ! Elections boycottées dès le 1er tour par des électeurs avec qui nous avons parlé, lassés, dégoûtés de la misère et de l'apocalypse vécue par leur pays dans une indifférence totale, lassés de l'ingérence de l'étranger, ce qui explique la xénophobie actuelle. Dans ce climat de mépris et d'abandon, notre présence hyperactive, donc constructive, était nécessaire, notre travail pragmatique sur la vie quotidienne était concret et apaisant. Une utilisation maximale du temps de la journée a été décidée avec nos partenaires : chaque matin à 6 heures, au petit déjeuner, notre équipe décidait d'un planning journalier, soit pour chacun plusieurs missions précises. Des mises au point l'après-midi chaque jour suivaient, nous recevions alors au local les gens extérieurs pour s'informer mutuellement et les animateurs de terrain et les jeunes de nos parrainages/formation furent réunis souvent. Une seule sortie à la campagne a eu lieu pour les projets élevages poissons et poulets. Le dimanche a permis la mise en colis de l'artisanat acheté en semaine pour être ramené en France. En résumé, en octobre 2013 nous avons continué à entretenir avec nos chefs de projets confiance et sécurité. Tout va bien en continu, sur les simples bases de projets à efficacité immédiate, basés sur la solidarité de terrain. On peut dire que nos "cellules souches" BSF pluri potentielles ont été efficaces dès leur mise en place car elles sont générées par la générosité, l'attention, la tolérance, la fidélité, de nos partenaires et... bien sûr de tous nos membres français que nous remercions. Merci donc à tous ces collaborateurs malgaches et à nos visiteurs européens 2013, leur travail et présence évitent la destruction irréparable de nos structures rurales ou urbaines, fragilisées par l'évolution galopante de la corruption, la violence non-stop, les meurtres imprévisibles. POUR FAIRE LE TOUR DE NOS PROJETS EN COURS OU EN PREPARATION L'ATELIER BRODERIE SIEGE DE NOTRE ASSOCIATION Toujours paisible et actif, il produit de nouveaux modèles, et a reçu de nouveaux clients français qui ont apprécié la qualité et l'originalité du travail mais aussi l'accueil et la paisibilité du lieu ! Nos apprenties, dont notre petite Sandra, sont devenues ouvrières elles gagnent leur vie. Un nouveau recrutement d'apprenties est prévu. Sandra, en photo, épanouie, a fini sa formation, qui pourrait croire qu’elle était en pleur au début de notre rencontre car elle n’osait pas dire qu’elle avait faim A LA MAISON POUR TOUS SOS EDUCATION : UNE ECOLE POUR LES PLUS PAUVRES Dans ce lieu refuge, notre Maison Pour Tous, cette classe a ré-ouvert ses portes pour 2013/2014. Elle était provisoire, elle est devenue définitive. L'éducation est sinistrée, le nombre des gamins inscrits a augmenté (plus de 60). Nous avons ouvert une deuxième classe. Une autre enseignante est nécessaire et les repas gratuits et journaliers aussi. Un ou deux parrainages de 16 euros par mois seraient les bienvenus. LES PRESCOLAIRES 80 PETITS JOYEUX ET EN BONNE SANTE Ils ont repris leurs matinées animation suivies d'un repas nutritif majoré de nos bénéfiques extraits foliaires, tout va bien, rien à signaler. Merci à l’ONG Enfants du Monde pour la fourniture régulière de l’extrait foliaire à ce projet. L'ECOLE PRIMAIRE PUBLIQUE DE MADAME JULIE Mme Julie directrice de l'une des écoles les plus pauvres du centre de Tana voit évoluer son établissement depuis les 2 parrainages de la famille Gallen. L'argent a servi à rénover bâtiments et classes ainsi qu’à l'améliorer la vie scolaire. L’ONG WaterAid encouragée et confiante par le suivi de BSF, a décidé d'y reconstruire les sanitaires totalement insalubres, ce que nous n'aurions pas pu faire financièrement. Une aide exceptionnelle des parrains s’y rajoute pour la rentrée et la Noël. LE SECTEUR COUTURE DE NOTRE JEUNE MICHEL DEVENU PARTENAIRE Des clients modestes le font travailler, ainsi qu’un travail à l'extérieur dans une usine textile. C'est utile car Michel est installé dans sa maisonnette, et il envisage de se marier. Ce garçon secret mais volontaire s'est inscrit à des cours de Droit à la fac de Tana après avoir eu son bac en auditeur libre peut-être dans l'espoir de se reconvertir à une profession plus sociale et lucrative, mais sans avoir besoin de notre aide. DES NOUVELLES DE NOTRE ANIMATION VACANCES A notre grand regret nous n'avons pas pu au mois d'aout organiser nos séjours colonies de vacances en internat dans notre centre. Car les parents des enfants nous ont informé, à juste titre, qu'ils craignaient la violence et l'insécurité. Mais, pour ne pas tout annuler nous avons organisé plusieurs sorties chaque semaine dans un accueil sécurisé proche de Tana. Les enfants y ont joué, pique-niqué et fait du sport, avec leurs animateurs habituels. ACCUEIL TOURISTIQUE DU CENTRE PLIEN AIR RURAL Des groupes malgaches y ont séjourné mais nous restons prudents pour accueillir les touristes étrangers pour cause de l’isolement du centre et de l'insécurité actuelle : dommage ! Les touristes sont bien sûr porteurs d’argent aux yeux des voleurs. LES ELEVAGES RURAUX Les poissons, sur décision d'Armand, jeune gestionnaire sérieux, leur espace sera élargi et la construction d'un deuxième bassin par lui-même et ses amis, donc sans frais supplémentaires, va se faire pour séparer les petits poissons des grands. Ça baigne ! Les poulets, tout se précise, Gilbert le maçon local va construire 2 surfaces d'élevage de 20 m2 sur les plans de Avitech, organisme qui forme, planifie, et suit le projet. Armand et Tarzan, déjà formés par des stages, gèreront cet élevage qui devrait démarrer en février 2014. Sachant qu'il faut 45 jours pour élever 200 poulets avec un gain de 600 000 Ariary (200 euros) soit 4 salaires d'instituteurs, merci aux donateurs qui nous ont permis ce projet. Il pourra nourrir les enfants du Centre Plein Air et les salaires des gestionnaires. Pour les zébus et leurs zébutes, rien à dire, l'élevage continue dans l'amour la paix et la prospérité...... EN FRANCE A Avord, dans le Cher, Monique et Michel ont organisé une grande rencontre en juin qui nous a permis d'informer avec précisions les dames du club « l’âge heureux »présentes qui ont assisté à notre diaporama. Elles nous ont offert un nombre important de petites vestes, écharpes et bonnets tricotés, multicolores, plus jolis les uns que les autres prouvant leur solidarité, merci à ces dames, de la part de tous les enfants qui les ont reçus avec joie. Une nouvelle rencontre en novembre a recueillie encore sympathies et encouragements, après la projection de nos projets de la Fraternity Cup. LA FRATERNITY CUP 2013 Nos enfants malgaches ont encore participé à Paris, à cet évènement, avec 10 groupes identiques de pays émergents, c'est la 2ème année. 6 nouveaux jeunes malgaches et deux animateurs, du quartier Andohatapenaka de Tananarive, ont apporté leur noyau d'énergie, et leur désir immédiat d'agir, leur joie de vivre compatible avec la lucidité et maturité des enfants pauvres mais actifs. En participant à des ateliers ludiques mais sérieux comme les 10 autres délégations de pays souvent oubliés, ils ont montré leur désir d'apprendre, de comprendre et de s'adapter, et ont acquis une confiance en eux qui leur permet de s'exprimer et de ne plus se sentir méprisés. Ils ont découvert qu'ils avaient en commun une enfance déchirée et une éducation à la dérive des guerres ou courants politiques, financiers ou bassement diplomatiques de leurs divers pays. Mais ils sont repartis plein d'espoir, de confiance en eux et de projets réalisables dans leur cadre de vie. Notre présence en 2012 avait déjà fait ses preuves. Car dès leur retour cette année-là les enfants avaient créé une association pour participer à la vie de leur quartier et dont BSF a financé les projets sociaux, construits, efficaces, simples, solidaires, témoins de leur formation citoyenne. Une bonne nouvelle à la fin de la Fraternity Cup l'association "Les enfants d'Andohatapenaka sera soutenue financièrement pendant un an en par la Voix De l'Enfant. Merci à la VDE d'avoir complété d'espoir nos tâches quotidiennes et de nous aider à vivre et à rendre crédibles nos utopies ! Au retour à Mada les jeunes participant 2013 ont déjà fait des projets généreux dans le cadre de leur association. UNE HISTOIRE IMPREVUE ET SYMPA DE SOLIDARITE FRANCE MADA Nos acteurs : deux propriétaires d'un magasin de bijoux à Remoulins et monsieur Solofo, artisan lapidaire sur le bas quartier Andohatapenaka, notre fournisseur depuis des années. Ils ne se seraient jamais rencontrés ! Donc : il était une fois .... Lors d'une expo à Domazan nous rencontrons deux frères lapidaires du magasin "La Trouvaille" à Remoulins, nos bijoux les séduisent, leur origine les intéresse : nous expliquons alors que Mr Solofo leur créateur, petit artisan malgache, souvent en difficultés mais amoureux du travail bien fait nous fournit. Pas facile pour lui son métier ! Pour dégager les pierres achetées avec leur gangue son atelier est au milieu d'une rizière inondable, son électricité c'est une prise en plein air vaguement protégée des intempéries sur un poteau électrique, ce sont ses bras et une meuleuse...il est très pauvre en outils. Mais de cette rencontre, sans autre but que des informations, découle, surprise, une immédiate promesse de don en matériel par "La Trouvaille ". Arrive octobre 2013 et notre mission BSF à Mada, nous n'oublions pas, nous visitons avant notre départ La Trouvaille et nous en repartons avec un lot de matériel en parfait état et parfois neuf ! Début de notre mission, nous contactons à Tana Mr Solofo pour nos achats mais et aussi pour lui proposer les outils apportés, mais il n'a pas de perceuse à colonne, outil de base pour les utiliser. Il perce donc les perles de ses très jolis colliers chez un loueur qui lui facture très cher chaque trou. Une fois encore la misère entraine la misère. Impossible de ne pas réagir. On lui demande alors la liste des outils nécessaires pour trouver son indépendance : une perceuse, un compresseur à air et c'est tout. Alors on l'envoie chercher un devis de ces outils, inquiet il nous demande :"que devrais- je faire en échange de ce matériel pour vous rembourser ?". On le rassure: "nous ne vous demanderons pas d'argent mais on trouvera une idée plus tard ". Son devis nous convient : plus ou moins 400 euros ! Nous reparlons alors avec Mr Solofo et nous l'interrogeons sur sa famille son métier, ses débuts, qui lui a appris, ... ? c'est uniquement sa famille. Il nous semble alors évident qu'il pourrait former des jeunes ... car cette formation plus son talent le permettront. En réponse à notre question il nous dit qu'il en est en effet capable puisqu'il a déjà eu des apprentis ...... La suite ? Devinez ... ça suit son cours, nous laissons Mr Solofo s'installer avec notre don de matériel, plus le don BSF du matériel manquant et, en février 2014 nous reparlerons avec lui d'un accueil de gamins pour une formation /parrainages, au métier lapidaire recherché à Madagascar et nous continuerons à le faire travailler. Et les larmes aux yeux de Solofo certifient qu’on va encore utiliser, organiser cette solidarité horizontale imperceptible et généreuse de la base à la base.